Le patient retour en grâce du pinot blanc

Terroirs

Le patient retour en grâce du pinot blanc

En quelques décennies, le pinot blanc a pris, discrètement mais résolument, sa place dans le bel éventail des vins d'Alsace. Ce cépage représente désormais 23 % de la surface des vignes de ce terroir singulier et suscite de plus en plus d'intérêt. Qu'en disent ses producteurs, petits ou grands, et qu'en est-il à l'export et en restauration ? Éléments de réponse…

Le pinot blanc, un cépage polyvalent dans le vignoble alsacien

Mains d'un vigneron taillant un vieux cep au sécateur dans une vigne en repos hivernal

La production de Pinot Blanc a plus que doublé depuis 1980…

 

Abrité des vents d'ouest par une ligne bleue des Vosges qui contrarie les pluies, succédant aux collines orientales, qui doucement s'échouent sur la plaine du Rhin, le vignoble alsacien prospère, jouissant d'une exposition idéale sud-sud-est et d'une saison automnale propice. Depuis des siècles, c'est son vin blanc, plus ou moins sec, qui le singularise. L'Alsace joue la spécificité des cépages, dont la variété détermine le vin, au fil de mille microclimats, de topologie des lieux fluctuante, d'ancrages géologiques particulièrement disparates et… du savoir-faire éclairé du vigneron.

 

Entre les vins réputés, les grandes signatures qui peuvent défier le temps et séduire les tables de haute volée, les nectars issus des vendanges tardives et les sympathiques vins d'assemblage, le pinot blanc a conquis toute sa place. Ses atouts : polyvalence reconnue, précocité relative et fertilité honnête.

 

Apolline Meyer, Domaine du Bollenberg : « Il est en parfaite adéquation avec l'époque ! »

Coteau du Bollenberg couvert de vignes, avec le nom BOLLENBERG en lettres blanches à flanc de colline

Domaine du Bollenberg : une entreprise familiale fondée en 1887 dans ce célèbre lieu-dit.

 

Entre Rouffach et Guebwiller, dans les courbes de la très engageante route des vins se niche Westhalten. Depuis 1945, c'est la famille Meyer qui veille aux destinées du Clos Sainte-Apolline – Domaine du Bollenberg (voir les résultats de Domaine du Bollenberg au GGIC). Le vignoble s'étend sur 25 ha, d'un seul tenant, et produit des vins biologiques depuis 2012. Apolline Meyer co-gère le domaine avec ses cousins Francis et Benoît. Si le pinot blanc ne représente ici qu'un faible pourcentage de la production, de l'ordre de 5 %, elle plaide la cause de ce cépage avec une belle conviction : « Il est en parfaite adéquation avec l'époque. C'est un vin léger et frais, idéal pour s'initier aux vins d'Alsace. Il ne s'oppose en aucun cas au riesling, pinot gris ou autres gewurztraminer, évidemment plus complexes, mais se révèle être d'une parfaite complémentarité. La clientèle est cependant différente, elle est plus jeune notamment. Le pinot blanc est très gouleyant et son rapport qualité/prix représente un sérieux atout. En assemblage, il apporte au Crémant d'Alsace une belle pointe de fraîcheur en magnifiant une vraie délicatesse ».

 

Etienne Moellinger : « C'est un vin simple, convivial, sans prise de tête »

Dégustation d'un vin tiré d'un grand foudre en chêne au Domaine Moellinger, éprouvette à la main

Les grands foudres en chêne ont plus de 70 ans et remontent à l’époque des arrière-grands-pères.

 

C'est sur 16 ha, répartis sur cinq communes en une cinquantaine de parcelles, que le Domaine Joseph Moellinger et fils perpétue la tradition familiale vinicole. De Joseph le fondateur à Etienne, le dernier maillon en date, de nombreuses générations ont chacune marqué de leur empreinte le berceau viticole qui les a vus naître. Ici, à Wettolsheim, à l'ombre de Colmar, le domaine produit du bio depuis 2023, du pinot blanc notamment. Etienne Moellinger commente ces choix ancestraux, assumés par Michel son père : « C'est un vin simple, convivial, sans prise de tête que l'on ouvre quand on le veut et qui s'accorde avec nombre de mets. Les amateurs s'accordent à dire qu'il a su préserver une certaine complexité. Ils le demandent en dégustation, avant le riesling et le gewurztraminer ». S'il estime qu'il n'y a pas de véritable ruée sur ce vin, il insiste sur sa cote qui évolue : « Nos stocks trouvent toujours preneurs. Le vieillissement du pinot blanc n'atteint pas celui de ses pairs plus connus, mais on peut le consommer dans les trois ou quatre ans, sans que son côté fruité et croquant ne soit altéré ».

 

Nathalie Freyburger : « Il y a encore un vrai travail de promotion à assurer… »

Vigneron vérifiant le palissage de jeunes rameaux entre les rangs en coteau au Domaine Freyburger

La quatrième génération de la famille Freyburger perpétue son histoire d’amour avec le Pinot Blanc, vieille de 70 ans.

 

Christophe et Nathalie Freyburger veillent depuis 1994 aux destinées du Domaine du même nom, qui prospère à Ammerschwihr (voir les résultats de Domaine Freyburger au GGIC). Des 3,5 ha initiaux, la surface de leur vignoble est passée à 9 ha, en bio. « Le domaine aligne 29 % de surface en pinot blanc », annonce Nathalie Freyburger. « La surface qui lui est consacrée évolue régulièrement. Depuis 2021, elle s'est encore accrue de 5 %, au fil d'un intérêt notable, manifesté surtout par la clientèle locale. C'est différent pour le chaland de passage, qui le connaît moins. Il y a encore un vrai travail de promotion à assurer pour susciter la curiosité et l'envie. Ceux qui le découvrent repartent convaincus ». Ce vin est-il en adéquation avec notre époque ? « Assurément ! C'est un vin accessible, peu compliqué, léger, pas trop marqué par l'acidité et qui est facile à consommer. C'est le vin de partage par excellence ». Et le crémant ? « Le pinot blanc lui confère fraîcheur et acidité. Nous l'employons à 100 % pour notre extra-brut. Par rapport au cépage chardonnay, il amène plus d'aromatiques et un côté fruité. C'est une sacrée belle carte postale de l'Alsace ».

 

Séverine et Thomas Schlumberger : « Le pinot blanc ? C'est le couteau suisse du vin ! »

Vendangeur versant un seau de raisins dans une hotte jaune aux Domaines Schlumberger, en plein soleil

Pas moins de sept générations se sont succédé à la tête des Domaines Schlumberger.

 

Créés en 1810, les domaines Schlumberger représentent, forts de leurs 120 ha, le plus grand domaine privé viticole d'Alsace. Les terroirs sur lesquels ils prospèrent, atypiques et plutôt abrupts, signent une identité unique. Ils règnent sur les flancs de Guebwiller, sous l'œil complice du ballon du même nom. Ce sont Séverine Schlumberger et son frère Thomas qui sont à la manœuvre. Ici, c'est la tradition que l'on célèbre, dédaignant les modes qui, par essence, ne sont qu'éphémères. Le pinot blanc ? C'est une vieille histoire que le temps a joliment patinée : « Nous en exploitons une surface de 15 ha. Un chiffre qui reste stable. Si la majeure partie des vignerons alsaciens l'utilisent dans l'élaboration du Crémant, nous sommes une nouvelle fois à rebours, en le vinifiant uniquement en vin tranquille, et en le proposant en entrée de gamme. Il se doit d'être irréprochable, car c'est le passeport pour tous nos autres vins ». Ce type de vin suscite-t-il l'intérêt ? « Il existe une vraie curiosité, palpable, mais le pinot blanc reste malgré tout mal connu. Je dirais que c'est le vin blanc frais de l'été, celui de la terrasse, de la piscine, facile à boire et qui s'accorde avec tout. Le pinot blanc, c'est le couteau suisse du vin ! »

 

Laura Pereira, Domaine Goettelmann : « Il a toute sa place dans la gamme alsacienne ! »

Laura et Joseph Pereira, verre à la main, lui en costume de confrérie, devant un mur de grès rose

Joseph Pereira, with his sister Laura, are gradually taking over the estate

 

C'est à Kintzheim, au pied du vigilant château du Haut-Koenigsbourg, que s'étale le Domaine Goettelmann (voir les résultats de Domaine Goettelmann Lucien au GGIC), fondé en 1960 par Lucien, un vigneron qui, à force de labeur et d'effort, s'est forgé un nom dans la région. Il s'étend sur 11 ha désormais. Ce sont ses petits-enfants, Joseph et Laura qui peu à peu reprennent les rênes du domaine. Ici on exploite sous certification Haute Valeur Environnementale. Dès son installation, Lucien Goettelmann opta partiellement pour le pinot blanc, pour le vinifier notamment en vin tranquille. Depuis la surface d'exploitation a été multipliée par six, en réponse à l'intérêt manifesté par le consommateur.

 

Laura, la petite-fille du fondateur résume : « Le pinot blanc correspond bien aux attentes actuelles. C'est un vin généralement frais, équilibré, polyvalent, peu marqué par une forte acidité ou une puissance aromatique excessive, qui plaît à un large public. Il accompagne facilement les repas du quotidien et reste très convivial. Il suscite un réel intérêt chez les consommateurs. Autrefois réservé essentiellement à l'assemblage, il a toute sa place désormais dans la gamme alsacienne, fort de sa simplicité élégante et de sa facilité d'accès ».

 

Henri Ehrhart : « Quand on arrache du gewurztraminer, on replante souvent en pinot »

Famille de la Maison Henri Ehrhart réunie en plein air sur trois générations, avec un bébé dans les bras

Malgré sa taille importante, la Maison Henry Ehrhart conserve un esprit familial.

 

La Maison Henri Ehrhart (voir les résultats de Henri Ehrhart au GGIC), à proximité de Colmar, conjugue sa vie sur le mode viticole depuis huit générations. Si elle possède un petit domaine de 7 ha, qu'elle materne avec soin, c'est dans les années 70 qu'elle a pris véritablement son envol, en se lançant dans le négoce. Elle achète le raisin, produit sur une surface globale de 400 ha par nombre de propriétaires de la région, pour le vinifier ensuite. Henri Ehrhart, fondateur de cette maison d'envergure, constate : « Nous concernant, entre 1969 et 2009, la part du pinot blanc avait bénéficié d'une forte progression, qui s'était traduite par le triplement des surfaces plantées. Elle s'est stabilisée depuis, avec cependant une très légère évolution qui se poursuit. Quand on arrache du gewurztraminer, en marasme actuellement, on replante souvent en pinot, blanc ou noir, et en auxerrois ». Les qualités du pinot blanc ? « Il est accessible, pas compliqué, consensuel, convient à tous les publics et son prix est raisonnable. Son acidité, suffisante mais pas insistante, sait séduire les palais féminins. L'acheteur est toujours surpris de découvrir une vraie structure, un peu de gras, un bouquet assez délicat, avec des notes de fleurs blanches, et un peu d'acacia. Titrant un 12,5° raisonnable, il est très digeste ».

 

Le pinot blanc d'Alsace à l'export : une belle marge de progression

Vendangeuse au travail dans les vignes en pente du Domaine Goettelmann, la plaine en contrebas

Domaine Goettelmann : onze hectares de vignes certifiés Haute Valeur Environnementale.

 

À l'export, le pinot blanc dispose d'une large marge en termes de progression. Apolline Meyer constate : « Ses parts de marché régulièrement se renforcent. Nous travaillons avec toute l'Europe, le Canada et la Chine, même si concernant celle-ci, pour l'heure, les aléas d'un certain protectionnisme conjoncturel nous impactent ». Le Domaine Moellinger a exporté, en 2025, 7 % de sa production, uniquement dans le cadre de la CEE. « Le pinot blanc reste marginal, puisque de l'ordre de 4 % », regrette Etienne Moellinger. Nathalie Freyburger pressent de belles perspectives : « La clientèle étrangère évolue. Celle de Scandinavie par exemple est friande de ce genre de cépage et apprécie sa structure et son goût ». Séverine Schlumberger se fait plus précise : « C'est un bon produit d'appel, qui vient concurrencer les choix traditionnels, comme le chardonnay. Le pinot blanc apporte une touche originale dans cette catégorie. 65 % de notre production globale est exportée dans 57 pays. On trouve désormais notre pinot blanc dans le monde entier. L'Australie, qui en élève, et la Nouvelle-Zélande sont très demandeurs, tout comme les USA ».

 

Laura Pereira, pour le Domaine Goettelmann, est confiante : « Pour l'heure, nous exportons peu mais nous développons progressivement cet axe. Les contacts noués avec des importateurs et des distributeurs à l'étranger (Danemark, Belgique et Portugal) sont prometteurs ». Henri Ehrhart, avec son statut de négociant réputé, aligne les volumes : « 22 % de notre production globale, dont 7 % de pinot blanc, part à l'export. Essentiellement vers les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, la Grande-Bretagne mais aussi le Japon », précise-t-il. « La Russie montrait un intérêt prometteur pour nos vins, mais les évènements que l'on sait ont, pour l'heure, bloqué nos échanges ».

 

Café, Hôtel, Restaurant : un marketing plus offensif nécessaire pour le pinot blanc !

Vigneron dégustant un vin rouge au caveau devant des bouteilles, une visiteuse au premier plan

Domaine Freyburger : ici, le Pinot Blanc et le Pinot Noir sont célébrés avec la même conviction…

 

En CHR, l'intérêt pour le pinot blanc va crescendo, mais l'offre ne suit pas assez, que ce soit au restaurant, en brasserie ou au bar. Apolline Meyer confirme : « Il a ses adeptes et un potentiel manifeste. Son rapport qualité/prix est un atout. Si le client est conquis, il servira de tremplin pour les autres crus ». Henri Ehrhart va dans le même sens : « Le consommateur qui a opté pour un pinot blanc va monter en gamme. C'est factuel ! Dans les petites brasseries, il a la cote. La gastronomie s'y intéresse. Le métier devrait pourtant le mettre plus en avant ». Etienne Moellinger rajoute : « Cela pourrait être mieux. Un pinot blanc bien travaillé, sur de beaux terroirs avec un rendement plus maîtrisé, donne un excellent résultat, qui devrait aviver l'intérêt des CHR ».

 

Nathalie Freyburger estime elle aussi que sa promotion doit s'amplifier : « En milieu urbain, cela bouge aussi, mais on a tendance à opter plus pour un chardonnay ou un sauvignon que pour un pinot blanc, qui a cependant une belle carte à jouer ». Séverine Schlumberger, quant à elle, constate que ce secteur ne s'intéresse pas assez à ce type de vin : « À l'heure où l'économie est tendue, mais où le consommateur reste toujours en quête de bons vins, le pinot blanc est d'un rapport qualité/prix imbattable ». Laura Pereira, pour le domaine Goettelmann, enfonce le clou : « Le pinot blanc est probablement l'un des cépages alsaciens les plus polyvalents à table mais il n'est pas assez mis en valeur. Sa fraîcheur, son équilibre et sa discrétion aromatique lui permettent d'accompagner une très grande diversité de plats, sans jamais les dominer ».

 

Apprécié autant en vin tranquille qu'en effervescent, en assemblage, le pinot blanc dispose encore d'une belle marge de progression. Ses plus ardents zélateurs affirment même qu'issu d'un terroir de bonne facture et servi par une vinification rigoureuse, il peut se hisser à la hauteur d'un chablis correct, produit avec du chardonnay, pour un coût plus modeste…

 

Les domaines cités

DOMAINE DU BOLLENBERG
Tél. +33 3 89 49 67 10
www.bollenberg.com

 

DOMAINE MOELLINGER JOSEPH ET FILS
Tél. +33 3 89 80 62 02
www.vins-moellinger.com

 

DOMAINE FREYBURGER
Tél. +33 3 89 78 25 72
www.freyburger.fr

 

DOMAINES SCHLUMBERGER
Tél. +33 3 89 74 27 00
www.domaines-schlumberger.com

 

DOMAINE GOETTELMANN LUCIEN
Tél. +33 6 89 71 03 71
www.vinsluciengoettelmann.com

 

HENRI EHRHART
Tél. +33 3 89 78 23 74
www.henri-ehrhart.com

 

Photos : © Domaine du Bollenberg, © LB-Multimédia, © Domaine Moellinger, © Domaine Freyburger / Benoît Facchi, © Vincent Schneider, © Domaine Goettelmann / Bruno.N_Photographe, © Alicia_Photographe

 

Pinot blanc d'Alsace : FAQ

Quelle part du vignoble alsacien représente le pinot blanc ?

23 %. Le pinot blanc occupe désormais près d'un quart de la surface des vignes d'Alsace, et sa production a plus que doublé depuis 1980. Chez les producteurs rencontrés par Gilbert & Gaillard, sa part varie fortement : 5 % au Domaine du Bollenberg, 29 % au Domaine Freyburger, 15 ha aux Domaines Schlumberger.

 

Combien de temps peut-on garder un pinot blanc d'Alsace ?

Trois à quatre ans. Selon Etienne Moellinger, du Domaine Joseph Moellinger et fils à Wettolsheim, le pinot blanc n'atteint pas le potentiel de garde des cépages alsaciens plus connus, mais il se boit dans les trois ou quatre ans sans que son côté fruité et croquant ne soit altéré.

 

Avec quels plats servir un pinot blanc d'Alsace ?

Avec une très grande diversité de plats. Pour Laura Pereira, du Domaine Goettelmann à Kintzheim, sa fraîcheur, son équilibre et sa discrétion aromatique lui permettent d'accompagner les repas du quotidien sans jamais les dominer. Séverine Schlumberger y voit le couteau suisse du vin, le blanc frais de l'été, en terrasse ou au bord de la piscine.

 

Le pinot blanc entre-t-il dans le crémant d'Alsace ?

Oui. La majeure partie des vignerons alsaciens l'utilise pour le Crémant d'Alsace, auquel il apporte fraîcheur et délicatesse. Le Domaine Freyburger l'emploie à 100 % pour son extra-brut. Les Domaines Schlumberger font exception : ils le vinifient uniquement en vin tranquille, proposé en entrée de gamme et voulu irréprochable.

 

Quels pinots blancs d'Alsace goûter ?

Ceux des six maisons rencontrées par Gilbert & Gaillard : Domaine du Bollenberg, Domaine Joseph Moellinger et fils, Domaine Freyburger, Domaines Schlumberger, Domaine Goettelmann et Maison Henri Ehrhart, dont le pinot blanc titre 12,5°. Pour les bulles, où le cépage brille aussi, parcourez les Crémant d'Alsace primés au GGIC.

 

Un pinot blanc d'Alsace peut-il rivaliser avec un chablis ?

Oui, selon ses plus ardents défenseurs. Issu d'un bon terroir et d'une vinification rigoureuse, il peut se hisser à la hauteur d'un chablis correct, pour un coût plus modeste. Séverine Schlumberger juge son rapport qualité/prix imbattable, et Henri Ehrhart souligne sa vraie structure, son gras et ses notes de fleurs blanches.